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5 enseignements du Gartner® Magic Quadrant™ for Document Management 2026 à l’intention des dirigeants d’entreprise

L’édition 2026 du Gartner® Magic Quadrant™ for Document Management est enfin disponible. Il évalue 16 éditeurs sur un marché qui, selon nous, est l’un des plus stratégiques dans le domaine des technologies d’entreprise. Et si votre organisation peine à retrouver ses documents, perd du temps à cause de processus manuels ou se demande pourquoi ses investissements dans l’IA ne portent pas leurs fruits, ce rapport vous concerne.

Si vous êtes responsable des applicatifs d’entreprise, voici cinq enseignements à retenir.

Quadrant magique de Gartner pour la gestion des documents 2026 illustrant les positions des fournisseurs.

1. La gestion documentaire est désormais un pilier de la stratégie IA des entreprises

Pendant longtemps, la gestion documentaire a été considérée comme une simple infrastructure. Nécessaire, mais peu enthousiasmante. Certainement pas stratégique. Cela a changé, et rapidement.

Selon le rapport d’étude 2026, « le marché des plateformes de gestion documentaire est considérable : valorisé à 18,9 milliards de dollars en 2025, il devrait atteindre 26 milliards de dollars d’ici 2028, soit un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 7,5 % ». Une telle croissance ne s’observe pas dans une simple catégorie de solutions de back-office. Selon nous, cette évolution intervient lorsqu’un domaine devient une infrastructure critique.

Et c’est exactement ce que la gestion documentaire est devenue d’après nous : une capacité fondamentale pour le travail numérique et piloté par IA, qui permet aux agents et assistants d’IA de fluidifier le flux d’informations entre utilisateurs et applicatifs à partir de documents gouvernés, accessibles et structurés.

Pourtant, dans la plupart des organisations, voici ce qui se passe généralement en pratique : elles déploient des assistants et agents d’IA, puis, comme l’indique le rapport 2026 Gartner® Magic Quadrant™ for Document Management, « les clients qui adoptent cette stratégie commencent rapidement à rencontrer des difficultés en matière d’adoption à grande échelle, de gouvernance et de retour sur investissement ». Et dans de nombreux cas sur lesquels nous sommes intervenus, le problème n’est pas nécessairement l’IA. C’est le contenu que le logiciel tente de traiter. Tous ces contrats, factures, dossiers et e-mails sont, pour la plupart, non classés, déconnectés et invisibles pour les systèmes qui essaient de les exploiter.

Avant de pouvoir tirer une véritable valeur de l’IA, il faut résoudre ce problème. Selon nous, la première étape consiste à appréhender l’ampleur réelle des données non structurées dont dispose votre organisation.

2. Données non structurées : principal défi en matière d’IA

Dans l’ensemble, les organisations détiennent des données inaccessibles, et il y en a bien plus que ce que l’on imagine. D’après le Gartner® Magic Quadrant™ for Document Management 2026, « 70 à 90 % des données d’entreprise sont non structurées, ce qui représente un enjeu majeur pour les organisations qui doivent en exploiter le potentiel à l’aide de l’IA tout en limitant les risques liés à une gouvernance de l’information insuffisante ». Cela représente une quantité considérable d’informations stockées dans des formats que l’IA ne peut ni lire, ni rechercher, ni exploiter facilement.

La bonne nouvelle, c’est que l’étude met en avant deux capacités de gestion documentaire qui changent la donne :

  • L’enrichissement des connaissances classe, extrait et synthétise l’information afin qu’elle soit exacte, fiable et prête à être exploitée par l’IA. Considérez cela comme un moyen de rendre votre contenu lisible par l’IA.
  • La découverte des connaissances est alors rendue possible : les utilisateurs obtiennent de véritables informations grâce à des assistants et agents conversationnels d’IA, au lieu de soumettre une demande et d’attendre des semaines avant d’obtenir un rapport.

Combinées, ces deux capacités transforment des informations auparavant cloisonnées en un véritable actif stratégique. Nous vous recommandons de garder ces capacités à l’esprit lors de l’évaluation des éditeurs.

3. Gestion documentaire collaborative et gestion documentaire opérationnelle ne sont pas identiques

C’est un aspect qui déconcerte de nombreuses organisations. Selon le rapport, les plateformes de gestion documentaire répondent en réalité à deux objectifs très différents, et la plupart d’entre elles sont conçues autour de l’un ou de l’autre.

  • Les cas d’usage collaboratifs prennent en charge le digital workplace, la collaboration externe et la gestion des connaissances. Il s’agit d’aider les utilisateurs à collaborer sur un contenu partagé.
  • Les cas d’usage opérationnels facilitent les processus métier axés sur le contenu, l’intégration applicative et la gouvernance de l’information. Il s’agit des fonctions opérationnelles essentielles : finance, juridique, RH, ventes et R&D, par exemple.

Historiquement, les éditeurs excellaient généralement dans l’un de ces domaines, mais rarement dans les deux. Selon nous, cela compte énormément lors de l’évaluation des plateformes, car une solution excellente pour la collaboration peut s’avérer totalement inadaptée lorsqu’il s’agit d’automatiser des processus documentaires à forts volumes, de s’intégrer à votre ERP ou de gérer des archives conformément à la réglementation.

À nos yeux, voici quelques questions importantes à se poser avant d’évaluer un éditeur : Quel est le principal cas d’usage pour lequel investir ? Et quelles pourraient être les prochaines étapes de notre feuille de route ? Soyez honnête quant à vos lacunes et assurez-vous que la plateforme choisie a réellement été conçue pour y répondre.

4. La meilleure gestion documentaire est celle que l’on ne remarque pas

La plupart des personnes considèrent la gestion documentaire comme un emplacement où chercher des fichiers. Un système auquel on se connecte. C’est une façon de faire, mais nous sommes convaincus qu’il existe une meilleure approche.

Vos documents devraient apparaître directement dans les outils que vos équipes utilisent déjà au quotidien. Pas dans un système distinct. Exactement là où le travail s’effectue réellement.

Le rapport décrit l’intégration applicative comme une capacité essentielle des principales plateformes de gestion documentaire, qui permet de connecter directement le contenu à des systèmes, tels que SAP, Salesforce, Workday et Microsoft Dynamics 365.

Examinons ce à quoi cela ressemble concrètement :

  • Un membre de l’équipe financière ouvre SAP pour traiter une facture. Les documents pertinents sont déjà là.
  • Un commercial ouvre Salesforce pour mettre à jour un accord. Le contrat se trouve directement sous ses yeux.
  • Une directrice RH ouvre Workday pour vérifier le dossier d’une nouvelle collaboratrice. Tous les documents sont déjà joints.

Plus besoin de passer d’un système à l’autre. Plus de recherches. Plus de temps perdu.

Cela ne fonctionne que si votre plateforme de gestion documentaire est étroitement intégrée aux applications sur lesquelles repose votre activité. Lorsque vous évaluez des éditeurs, posez-vous donc une question simple : votre plateforme fonctionne-t-elle au sein des outils que vous utilisez déjà ou vient-elle s’ajouter à côté de ceux-ci ?

5. ­Être positionné Leader reflète l’« Exhaustivité de la vision » et la « Capacité d’exécution »

Selon nous, comprendre ce qui place un éditeur dans la catégorie des Leaders vous aide à poser des questions plus pertinentes au moment d’établir votre présélection.
Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Les deux axes du graphique Magic Quadrant l’expliquent :

  • D’après nous, l’« Exhaustivité de la vision » mesure la capacité d’un éditeur à appréhender l’évolution du marché et à aligner sa stratégie en conséquence. Elle prend en compte des aspects tels que la feuille de route produits, l’innovation, la compréhension du marché et la spécialisation sectorielle.
  • Quant à la « Capacité d’exécution », nous la considérons comme la mesure de l’aptitude d’un éditeur à tenir ses promesses, qu’il s’agisse de la qualité du produit, de l’expérience client, de l’exécution commerciale ou de la viabilité globale.

Ensemble, nous estimons que ces deux axes vous donnent une vision non seulement de ce qu’un éditeur promet, mais aussi de sa capacité démontrée et de sa solidité opérationnelle pour concrétiser ces promesses.
Envie de consulter le rapport complet ? Cliquez ici pour bénéficier d’un accès gratuit à l’étude 2026 Gartner® Magic Quadrant™ for Document Management.

*Gartner, Magic Quadrant for Document Management, Tim Nelms, Jed Cawthorne, Rachel O'Farrell, Marko Sillanpaa, Stephen Emmott, 28 avril 2026.
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